La galerie de l’Evolution du muséum des sciences naturelle de Bruxelles occupe l’aile Janlet érigée de 1898 à 1905 et conçue par l’architecte Charles-Emile Janlet qui intégra le mobilier muséographique et la structure métallique dans son projet.
Anciennement dédiée aux invertébrées, la galerie s’est transformée en atelier de peinture où de grandes fresques étaient peintes pour le musée. Cette salle de 1200m² et de 80m de long aux vitrines en gradins et aux grandes verrières est restaurée après 40 ans d’abandon.
L’exposition retrace la vie depuis ses origines à aujourd’hui en « 6 chapitres et demi ». Six temps forts de l’évolution qui débute par le Cambrien passe par le Dévonien, le Carbonifère, le Jurassique, l’Éocène et le Présent. Le demi chapitre termine cette histoire par une vue vers le Futur où six spécimens fictifs, qui pourraient exister dans 50 millions d’années, sont exposés.
Au total, environ 400 squelettes et spécimens et 600 fossiles sont répartis dans les 6 tableaux de cette exposition. La transition entre chaque période se fait par une « porte temporelle » qui fait franchir des millions d’années. De plus, des ateliers interactifs permettent d’approfondir quelques unes des transformations importantes de chaque période. Le Satellite est situé à mi-parcours et permet de comprendre les mécanismes de l’évolution. Il est pensé comme un espace d’expérimentation et d’apprentissage par les architectes.
Le projet d’éclairage s’est fait sur deux niveaux : l’architecture du lieu et les objets exposés.
Le plafond vouté de la salle est révélé par des projecteurs asymétriques halogènes, montés sur variateur. Ces appareils sont fixés aux profilés métalliques verticaux de la façade pour s’intégrer au mieux à l’image « industrielle » de la galerie.
Dans la zone Satellite, deux corniches lumineuses apportent un éclairage doux et homogène sur la voûte.
La lumière naturelle provenant des lanterneaux en plafond et des grandes façades vitrées sera diffusée et atténuée grâce à un film appliqué directement sur le vitrage.
L’éclairage général et l’éclairage d’accentuation sur les objets exposés se font depuis 4 lignes d’électrorails fixés au plafond. Ces rails supportent mécaniquement et alimentent des projecteurs à l’esthétique épurée et équipés de lampes (halogènes, aux iodures métalliques) et accessoires variés (filtres diffusant, lentille ellipsoïdale, volets coupes flux...) permettant de répondre à tous les besoins de mise en lumière. Ce parti pris de l’éclairage réduit l’impact visuel de la technique au profit des expositions.
Des projections sur la voûte de la salle sont réalisées avec des appareils équipés de gobos installés sur la pente et non accessibles au public.
Les vitrines existantes restaurées sont équipées d’un plafond lumineux qui apporte un éclairage général doux et diffus. Un éclairage d’accentuation, avec des projecteurs orientables équipés de lampes dichroïques TBT, est apporté dans les vitrines contenant des objets d’importance majeure.
Pour les besoins spécifiques de ce projet, un appareil fluorescent linéaire a été développé. De longueurs variables et au design épuré, il est orientable pour s’adapter aux différentes configurations d’exposition dans cette galerie. De plus, cet éclairage frisant, proche des objets, révèle les reliefs, parfois très discrets, des spécimens fossilisés présentés sur des « tablettes ».
La zone Satellite reçoit un éclairage modulable fonctionnel avec des appliques murales articulées qui accentuent l’image d’atelier de cet espace.